
Un spectacle joyeusement foutraque, anarcho-absurde et très libre de L’institut bancal. Ça fait du bien !
On y voit des animaux morts à moitié décharnés au volant d’une voiture-jouet causer de la vie, la mort et Miles Davis. Des médecins malades se shootant à l’oxygène. Une femme-momie qui fait un strip tease et se révèle être un hybride de caniche et de joueuse de catch mexicain aux tétons multiples. Des diapositives grattées à la main sur lesquelles un moustique a été écrasé. Un baroudeur du désert roulant une pelle à un homme en fauteuil roulant, au bar du « Pink Flamingo ». Et au final, une partie de ball trap qui part en sucette. Le tout accompagné par l’excellente musique de Chantal Morte.
C’est un peu n’importe quoi, on ne comprend rien à la minimaliste histoire en cours, mais après tout, pourquoi chercher à comprendre ? Juste jouir et s’étourdir de la débauche d’effets cheap et pourtant diablement efficaces, de cette belle liberté, du plaisir évident et communicatif de cette équipe bancale.
Le ball-trap est un sport convivial de L’institut bancal, vu au sympathique Local de Belleville.