
Promenade dans la capitale écossaise en ces derniers jours du mois d’août. Il fait beau et les rues sont pleines de monde, de jour comme de nuit. Ça monte et ça descend les ruelles escarpées de la ville, les batteleurs sont nombreux à distribuer des flyers moches ou intrigants sur le Royal Mile pour attirer le chaland à l’un des innombrables spectacles du Fringe.
Je viens revoir Harlekin de Derevo, déjà vu en mars à Prague, peu après sa création. Le spectacle a depuis gagné en intensité, en précision. Il a la densité d’un rêve, d’une hallucination bigarrée qui continue à résonner longtemps après qu’on ait quitté la salle.
J’en profite pour voir d’autres spectacles. Notamment l’excellent The Ballad of Backbone Joe de The Suitcase Royale, 3 gars de Melbourne aussi doués pour la musique que pour le théâtre du nonsense – décors en carton, effets spéciaux à deux sous, délirant humour hillbilly.
Dans la nuit écossaise, on croise de drôles de personnages.