Découverte du jour : Artemio Rodriguez, formidable graveur et illustrateur mexicain.

© Artemio Rodriguez : El feo feliz, 2003

© Artemio Rodriguez : Quetzalcoatl Visits the City, 2004

© Artemio Rodriguez : The Beast That Sees It All, 2004

© Artemio Rodriguez : Man Eater Woman, 2003

© Artemio Rodriguez : Treachery & Lechery, 2002
Artemio Rodriguez est né en 1972 à Tacambaro, dans l’état de Michoacan au Mexique. Fils d’agriculteur, il étudie d’abord l’agronomie, puis découvre l’art de la gravure en rencontrant le maître imprimeur Juan Pasco qui a son atelier près de chez lui et lui enseigne son art.
Il émigre à 21 ans vers Los Angeles pour rejoindre son frère, avec qui il travaille comme peintre en bâtiment. En parallèle, il continue la gravure à au Self Help Graphics, un atelier local.
En 2001, constatant le mépris des galleries d’art pour son « art chicano », il fonde La Mano Press avec son amie Silvia Capistran, afin d’être autonome : un lieu de travail, d’expositions, et où tout un chacun peut venir se former aux différentes techniques de gravure. La Mano Press ferme fin 2008, car Rodriguez et Capistran repartent pour le Mexique, et créent La Mano Grafica à Pátzcuaro comme une prolongation de La Mano Press.
Rodriguez est fortement influencé par l’oeuvre du génial José Guadalupe Posada (dont j’ai pu voir quelques oeuvres originales cette année à Londres au British Museum), mais aussi par la gravure médiévale européenne. Son oeuvre est à la fois extrêmement puissante graphiquement et très souvent porteuse d’un discours politique (comme chez Posada) qui moque les puissants et dénonce leur exploitation des plus pauvres.
- La Mano Grafica, atelier de Rodriguez à Pátzcuaro (Mexique)
- oeuvres d’Artemio Rodriguez chez Davidson Galleries (Seattle)
- une intéressante interview d’Artemio Rodriguez parue en 2007 dans le Los Angeles Times (en anglais)